La Presse en parle : un article des Infos, sur La Roche

Les Infos du Pays de Redon, par Gwenaël Merret, publié le 11 avr. 2026 à 10h47


La Roche du Theil près de Redon : un nouveau directeur plein d’idées pour développer cette pépite

Un havre de tranquillité, dans un parc de 64 ha, à moins de 10 mn de la gare TGV de Redon. Ainsi se présente le domaine de La Roche du Theil, qui souhaite s’ouvrir.

Henry de Sonis et Philippe Massot devant le bâtiment principal de la Roche du Theil à Bains-sur-Oust. ©Gwenaël Merret

« Je ne prends pas cela comme un travail mais comme une mission », confie Philippe Massot, 59 ans, nouveau directeur de l’association de gestion de La Roche du Theil, domaine propriété de la congrégation des Cœurs de Jésus et Marie, des pères Eudistes. Niché dans un parc de 64 ha, regorgeant d’une collection de 200 plantes médicinales, doté de 45 chambres offrant 110 places d’hébergement, d’une capacité de restauration de 200 à 300 personnes, le domaine de La Roche du Theil, « à 7 mn de la gare TGV de Redon », est « une petite entreprise » à la douzaine de salariés. « La pension complète, avec trois repas, revient à 80 € par jour. »

Stage de yoga, semaine de révisions…

Le week-end dernier, La Roche du Theil était le théâtre d’un stage de yoga. « Nous avons accueilli dernièrement quatre étudiants nantais venus réviser pendant une semaine. » Des salles avaient été mises à leur disposition. « Ils prenaient leur repas avec l’ensemble des résidents, en toute simplicité, laïcs, pères, et le soir, nous pouvions partager des temps de jeux de société… » Si l’ex-château repris et agrandi par les Eudistes possède une chapelle de 120 places et accueille des personnes pour des retraites spirituelles, il est aussi ouvert « aux repas de famille, comme ce week-end, des séminaires d’entreprises, des réunions dans l’une des trois grandes salles de 100 m2 équipées de grands écrans tactiles… Avec bienveillance, en profond respect de chacun. »

Une carrière dans l’hôtellerie-restauration

À La Roche du Theil, les chambres, simples et doubles, sont toutes pourvues de salle de bains privative. ©Gwenaël Merret

Le sens de l’accueil, c’est la vocation de Philippe Massot et de son épouse Valérie, dont le contrat salarié démarrera dans quelques jours. « Nous avons une carrière dans l’hôtellerie-restauration et résidences hôtelières. Nous avons toujours travaillé en couple, d’abord dans notre propre hôtel. Puis nous avons intégré le groupe Accor. Ils nous ont confié l’ouverture d’un ensemble de quatre établissements totalisant 700 chambres entourant un restaurant Courtepaille près de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Il a fallu se bagarrer pour le faire vivre, créer des navettes avec l’aéroport, démarcher les compagnies aériennes, être labellisé pour les urgences… L’ensemble atteint aujourd’hui 90 % d’occupation. »

Le savoir-faire de Philippe et Valérie Massot les conduit à redresser des établissements « à Montreuil », dépassant les 100 % d’occupation, à Castres, à 50 km de Toulouse, « où nous avons réussi à faire venir les équipes de rugby et animé des repas de cassoulet avec les frères Spanghero. Nous avons repris un hôtel de 300 chambres après liquidation judiciaire à Strasbourg et réussi à y faire venir les députés européens. Et une résidence de 200 chambres à Epernay où nous avons monté des séjours clé en main de visites de caves de champagne… » Après une expérience infructueuse de conseil auprès d’une chaîne de restaurant au patron dispendieux, en région parisienne, le couple a été embauché à la paroisse Notre Dame d’Auteuil, dans le XVIe arrondissement de Paris, « par le père Olivier Theilhard de Chardin. Je gérais les commandes, le personnel, des réunions, des conférences, des pèlerinages en France, en Terre sainte et jusqu’au Japon… » L’expérience a duré quatre ans, la dernière année auprès d’un autre prêtre.

Cabinet de recrutement

« Quand nous avons souhaité quitter la paroisse d’Auteuil, nous avons été approchés par des cabinets de recrutement, Ecclésia RH, qui place des laïcs dans des institutions religieuses, et Civimil, qui propose des emplois à d’anciens militaires et sapeurs-pompiers. Nous avons eu trois propositions, une école catholique dans le Sud-Ouest, une Abbaye dans le centre de la France et La Roche du Theil. »

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En arrivant ici, nous avons eu un effet waouh !

Philippe Massot, directeur de La Roche du Theil

Les idées du couple Massot ne manquent pas. « Nous allons ouvrir, près de l’entrée, une boutique qui sera principalement dédiée à des produits monastiques et de proximité. Nous voulons créer notre marque de tisanes, en nous appuyant sur notre potager de 1 ha, et notre serre de 600 m2, où nous pourrions accueillir des porteurs de projet en maraîchage. » Le potager et les jardins sont des terrains de jeu appréciés par les étudiants de l’ISSAT de Redon, ainsi qu’aux élèves de la Maison familiale rurale de Questembert, aux formations agricoles. « Nous recevons tous les ans des étudiants de l’École nationale supérieure d’horticulture de Versailles. »

Développer le parc

L’une des trois salles pouvant accueillir des séminaires, de 100 m2 chacune, à La Roche du Theil. ©Gwenaël Merret

« Nous voulons développer le parc, replanter des châtaigniers en lien avec l’association Humus Fructus qui promeut le marron de Redon, avec le pôle fruitier de Bretagne, créer un chemin d’interprétation pour valoriser les collections de plantes médicinales. Nous souhaiterions que le potager alimente davantage nos cuisines. »

Philippe Massot s’est rapproché des sapeurs-pompiers de Redon qui viennent régulièrement s’entraîner à différentes situations.

Autant d’actions et de possibilités d’accueil et de développement d’activités qui doivent aussi permettre au site de financer son entretien et la mise aux normes des bâtiments. « La Roche du Theil est une pépite du territoire, il faut que tout le monde prenne conscience de la nécessité de la maintenir ! », insiste Henry de Sonis, vice-président de l’association.